28.06.2009

Présumé coupable

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« L'humoriste français Gad Elmaleh a annulé une tournée au Liban après avoir été pris dans une polémique sur ses liens présumés avec Israël, a rapporté son agent dans un communiqué reçu dimanche à Beyrouth. »

C’est ce qui figure aujourd’hui en grand titre de l’actualité sur la page d’accueil de www.orange.fr

Je trouve cette formule particulièrement maladroite et révélatrice. Le terme « présumé » s’applique habituellement aux personnes sur lesquelles pèsent quelques soupçons, pour dire que tant qu’elles n’ont pas été jugées, elles sont présumées innocentes des crimes dont certains les accusent. L’innocence est la vérité qui prévaut tant que la culpabilité n’est pas démontrée ou prononcée par jugement.

Dans le cas qui nous intéresse, Gad Elmaleh est accusé - vraisemblablement à tort - d’avoir fait partie de l’armée Israélienne – comme si cela était un crime.  Le terme « présumé » voudrait dire que ces accusations sont la version officielle, tant qu’il n’a pas prouvé qu’elles sont fausses. C’est le monde à l’envers !

Le Hezbollah islamiste, par l'intermédiaire de sa chaîne Al Manar, dicte sa vérité au monde. Appartenir à l’armée israélienne serait un crime, tout comme le fait d’être un "sympathisant d’Israël". Pour faire bonne figure il faut adopter cette vision des choses, et démentir au plus vite l’un comme l’autre.

Tout le monde tombe dans le panneau, Gad Elmaleh et son attaché de presse compris.

 

Nicolas

 

20.06.2009

Edifiant

A lire absolument, cette excellente note de plume de presse.

Un article édifiant, sur la façon détestable dont les migrants sont traités dans notre pays.

http://www.plumedepresse.info/

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07.06.2009

JFK

Dernier meeting (suite)

Jean-François Kahn, n°1 sur la liste de la région Est, présente le projet de société, le projet européen du Modem, en développant plus particulièrement l'aspect économique :

Les exemples sont nombreux où les effets de la mondialisation (délocalisation, fermeture d’usine, désindustrialisation de nos territoires…) nous amènent à dire « pourquoi voulez-vous que j’aille voter pour cette Europe là ? ».

Mais ne pas voter, c’est laisser le pouvoir à ceux qui ont fait cette Europe là, qui souffre des méfaits de la recherche systématique du profit immédiat. C’est le système de l’économie financière ultralibérale, de type américaine, ou de type « casino »,  donnée en exemple et adoptée comme modèle pendant de trop nombreuses années a tué l’économie européenne.

Nous devons nous poser ces 2 questions:

-        Est-ce de l’Europe que la France souffre, ou de l’absence de l’Europe, voire de la démission de l’Europe ?

-        Devons nous refuser l’Europe pour ce qu’elle est ou devons nous nous engager pour ce qu’elle devrait être ?

Nous devons réhabiliter l’idée que l’on peut contribuer ensemble à façonner notre espace européen concrètement, comme on le veut.

Exemple des effets de la mondialisation ultra libérale, de la gestion à court terme et de la démission du modèle socio-économique européen:

Depuis le belvédère de Longwy, là ou il y a quelques décennies on pouvait voir plusieurs usines sidérurgiques, on ne voit plus maintenant qu’un terrain de golf pour les luxembourgeois. Ce type de vision donne un sentiment de « rage froide » aux représentants syndicaux, tout autant qu’un sentiment d’impuissance aux dirigeants d’entreprise attachés à leur patrimoine familial et à leur territoire. Les uns comme les autres se demandent : « Pour quoi compte-t-on ? »

Nous ne voulons pas de cette société déshumanisée. Nous ne voulons pas de cette abolition de l’horizon. Nous ne voulons pas de cette privation de toute perspective. Aujourd’hui on n’investit plus que dans le court terme. Cela conduit à la disparition de la notion de projet, cela conduit à l’abolition du mouvement. C’est la rature du « pour quoi ?» et du « pour qui ?».

Le modèle néolibéral américain, anglais, islandais, estonien cités en exemple par l’ancien candidat Sarkozy ont périclités depuis, nous entrainant dans leur chute. On est alors amené à se demander : Quelle est la nature de la richesse? Comment doit-elle être distribuée? Quel est le résultat de ce modèle ?

9% de chômage, dépression, dette publique bientôt égale à 100% de notre PIB.

On ne peut qu’être amené à vouloir changer de système. Sans forcément faire preuve de démagogie, sans dire que c’est la faute à Sarkozy. Mais en reconnaissant de façon lucide que c’est la conséquence du système qu’il donnait en exemple. D’où l’importance, l’impérieuse nécessité de changer de système.

C’est à l’Europe de le faire. Seulement elle, peut avoir un rôle moteur dans ce changement de système. Là où l’Europe aurait dû opposer son modèle, elle ne l’a pas fait. Elle s’est alignée sur le modèle néolibéral. Cela conduit les plus touchés à ce cri de rage: « l’Europe a laissé faire ça ! » et cela doit nous amener tous ensemble à cette évidence : il faut que l’Europe invente un nouveau modèle.

L’histoire européenne peut nous y aider. La renaissance était un phénomène européen inspiré de l’antiquité romaine et grecque. Elle a entrainé tous les domaines de la civilisation : économie, art, culture dans un essor inouï. La philosophie des lumières, suscitée par des intellectuels qui considéraient que l’Europe était leur patrie commune a eu un impact social sans précédent.

Dans notre histoire plus récente, pendant ce qu’on appelle les trente glorieuses l’économie sociale de marché a garanti un niveau de vie décent à la plupart des gens. Le marché était régulé, les investissements se faisaient sur le long terme, dans l’outil de production dans les infrastructures, pas dans une logique de casino.

Nous voulons une Europe qui s’affirme à nouveau, qui réhabilite l’investissement à long terme. Une proposition en ce sens :  l’instauration d’une taxe sur les mouvements financiers qui soit proportionnelle à la rapidité de ces mouvements. Plus l’investissement est à court terme, plus cette taxe serait élevée. Cela permettrait aux entreprises de disposer des moyens d’investir dans leur personnel et leur outil de production plutôt que de distribuer des dividendes.

Au niveau des négociations entre états, il faut renoncer à la règle de l’unanimité. Il faut en finir avec les droits de véto qui n’ont qu’un effet sclérosant. L’idée socialiste de décréter un SMIG européen du jour au lendemain est surréaliste. Quel devrait en être le montant?  Il faut adopter comme projet de tendre vers le mieux disant dans chaque domaine : protection sociale, protection de l’environnement, formation…

Il nous faut un plan de relance européen

-        Par la taxation des flux financiers à court terme déjà évoquée,

-        Par un système d’emprunt « patriotique » européen permettant aux Etats de mobiliser l’épargne et de disposer de fonds à des taux moins prohibitifs que ceux qui nous sont consentis  hors Europe.

-        Par des baisses de charges ciblées, puissantes et donnant/donnant, en particulier pour les PME : par exemple pour une entreprise de 3 salariés, octroyer une baisse de 40% de charges sur 4 emplois dans le cas d’une embauche. Ces embauches seront autant d’entrées de cotisation en plus et de dépenses sociales en moins. Cette baisse de charge pourrait être de 42% pour les salaires plus élevés, pour encourager un bon niveau de salaire, car un niveau de salaire décent est un facteur de développement pour toute société.

-        Par le rétablissement d’un cadre favorable à une concurrence loyale : en mettant un frein aux centrales d’achat qui impose leur diktat aux producteur, en imposant aux distributeurs de choisir 40% de ses fournisseur dans un rayon de 90km (impact écologique)

-        En exigeant de sortir de l’obsession du « on ne change rien alors que le bateau coule ». Exemple qui frise le ridicule : la pseudo liste des paradis fiscaux sortie du dernier G20 après de nombreux effets d’annonce. Il n’y a quasiment plus aucun état dessus.

-        Par une réforme du système financier international qui empêche de racheter des entreprises en difficulté grâce à des emprunts dont les interêts sont financés par les résultats de l’entreprise elle-même, résultats obtenus en saignant la bête par une politique à court terme.

Concernant la chute du système néo libéral, on nous a dit « on ne pouvait pas savoir ». C’est faux! Ce système de l’argent qui ne tourne qu’autour de l’argent pour faire encore de l’argent devait forcément s’écrouler du fait de sa déconnection du réel.

Il a déjà été dit que le plan de relance américain était ambitieux. Mais sans refonte du système outre Atlantique, il ne sera pas forcément suffisant. Un plan de relance similaire à celui de Roosevelt serait peut être une solution, mais il y a le problème de la dette qui grossit d’elle-même malgré la baisse des taux d’intérêt de la FED. Il faut donc des plans de rigueur drastique malgré les promesses de Barak Obama au niveau social. Le président américain les mettra il en œuvre ? On peut en douter. L’autre possibilité tentante serait une dévaluation du $. Cela relancerait l’industrie américaine en dopant ses exportations, en affaiblissant encore du même coup notre économie, et cela impacterait aussi ceux qui ont financé l’endettement américain : la valeur de leurs créances seraient diminuées d’autant.

C’est pour faire face à tous ces risques que nous défendons l’idée d’une monnaie de référence mondiale. C’est une priorité essentielle, fondamentale pour garantir un minimum d’équilibre à l’économie  internationale.

JFK termine en citant Jaurès : « Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie. Beaucoup d'internationalisme en rapproche », et en le paraphrasant : Un peu d’Europe éloigne de la France, beaucoup d’Europe en rapproche.

Vous l’aurez compris, notre JFK, c’est du lourd. Son intervention ce jeudi 4 juin à Strasbourg était d’un autre niveau que les débats télévisés.

 

François Bayrou fait part de l’émotion qu’il éprouve du fait de sa présence à Strasbourg. Il en profite pour évoquer sa collaboration avec Pierre Pflimlin, illustre maire de Strasbourg pendant de nombreuses années, et ancien président du parlement européen. Il se rappelle une de ses dernières interventions en public lors d’un congrès à Bordeaux où le mouvement centriste s’engageait pour la première fois de façon autonome dans la campagne des européennes. Lors de cette intervention Pierre Pflimlin avait exprimé sa profonde satisfaction d’avoir vécu 3 évènements qu’il n’aurait jamais cru pouvoir vivre :

-        La réconciliation de la France et de l’Allemagne

-        La chute du mur de Berlin

-        La renaissance de sa famille politique

François Bayrou se souvient qu’ensuite il avait siégé à Strasbourg pendant toute la mandature, alors que d’autres, nommés Hollande ou Sarkozy avaient abandonné leur poste.

Il souligne la qualité du travail réalisé au parlement de Strasbourg, travail qui exige souvent un haut niveau de compétence et d’expertise, travail qui attache une grande importance à l’écrit et où la mise en scène est moins importante que dans notre parlement national.

L’Europe ne doit pas être une puissance qui voudrait s’imposer aux autres. Elle doit être l’expression de la volonté de ses citoyens. L’expression de cette volonté est indispensable face aux défis mondiaux. Il faut que le développement européen retrouve ses racines dans la proximité avec les citoyens européens.

On ne doit plus séparer artificiellement les réalités nationales et les réalités européennes. Les deux sont réciproquement indispensables. Les enjeux nationaux impactent les enjeux européens, tout comme les succès européens sur les plans sociaux, économiques et écologiques conditionnent les succès nationaux sur tous ces plans.

BON VOTE à tous et à chacun !

Nicolas

06.06.2009

Dernier Meeting

Strasbourg-Schiltigheim, jeudi 4 Juin 2009

La plupart des têtes de liste du Modem au niveau national se retrouvent avec François Bayrou et les candidats de la Région Est.

Jean-Marie Beaupuy – Région Massif Central, Centre - souligne la présence et la compétence de tous les intervenants et experts rassemblés tout au long de la campagne du Modem, depuis plusieurs mois, au plus près de nos concitoyens de toutes les régions. Image de la présence et de la compétence nécessaires pour bien représenter les français au Parlement européen, résultats d’un volontarisme partagé et efficace, pas seulement pour faire des discours, mais pour élaborer ensemble un programme, pour agir en vue du changement auquel nous aspirons.

Robert Rochefort – Sud Ouest – fait la liste des nombreux abus de pouvoir et tromperies qui incitent les gens à l’abstention :

-        Message officiel selon laquelle la France « s’en tire mieux que les autres », alors que chez nous aussi la crise est bien réelle, et touche les plus faibles, et affaibli les autres.

-        Message officiel selon lequel la présidence française de l’Europe aurait été une « réussite » alors qu’aucun plan de relance européen n’a été mis en place.

-        Commande par l’Elysée d’un « Air Force One Bis » pour faire presque aussi bien que le président américain.

-        Attelage improbable, hétéroclite et purement de circonstance de Cohn-Bendit, José Bové, et Eva Joly. En fait sur le fond rien ne les rassemble.

Corine Lepage – Nord-Ouest – met en avant une région qui souffre, des hommes et des femmes qui souffrent : marins pêcheurs, agriculteurs, salariés de l’industrie, des hopitaux… Sa vision de la politique : mettre la barre haut, pour trouver des solutions, motivés par l’amour des autres. La crise financière, économique, sociale, écologique et morale que nous traversons exige que l’on retrouve la dignité et le sens du politique. Le Modem est le seul parti qui par sa composition, son fonctionnement, ses objectifs humanistes est à même de proposer une synthèse face aux défis écologiques, économiques et démocratiques qui sont devant nous. Après le 7 juin une nouvelle « campagne » commencera pour les députés européens du Modem : informer les citoyens sur le fonctionnement de nos institutions européennes encore trop méconnues, les impliquer dans l’élaboration et la mise en œuvre du modèle socio-économique européen qui est le leur, et contribuer à l’avènement d’une démocratie écologique au service du développement du territoire, par la décentralisation et la subsidiarité, une « écolonomie », car nous vivons dans un monde aux ressources finies. Nous avons urgemment besoin dans ces trois domaines – écologique, social, et économique – d’un plan communautaire qui ne soit pas l’adjonction de plans nationaux disparates. Où est le plan de relance européen qui nous permettra de faire jeu égal avec les plans américain, chinois, coréen ?

La crise a eu au moins un effet positif : elle nous impose de prendre en compte une donnée nouvelle que chacun s’efforçait d’ignorer : tout ne doit pas toujours tourner autour du fric par le fric et pour le fric. Cette révolution sera celle du 21ème siècle. Elle est la condition de la survie de l’humanité face au défi écologique et aux périls qui s’y rattachent : conflits pour les ressources les plus vitales, migrations à l’échelle de la planète car des territoires ne sont plus habitables. Ces défis nous imposent une logique de co-développement à l’échelle de la planète et de repenser la façon dont traite les migrants.

Nous devons retrouver l’esprit de la renaissance européenne qui n’était pas l’affaire d’une seule nation, nous devons retrouver l’esprit du siècle des lumières et redevenir cette Europe qui montre une voie nouvelle.

Yann Wehrling, n°3 sur la liste de la région Est, explique sa démarche de ralliement au Modem. Le « vert » doit faire partie de tous les programmes. Il faut en finir avec les clivages dépassés « gauche/droite/écolo ». En refusant de voter le programme sorti du « Grenelle de l’environnement » sous prétexte qu’il ne va pas assez loin, les verts sont restés dans leur logique politicienne à court terme et contre productive par rapport à leurs objectifs mêmes. Il faut adhérer aux pas qui vont dans le bon sens. Il faut renouer avec des visions d’avenir et tâcher de s’en approcher à chaque occasion. Pour cela il faut rendre le politique plus intelligent, avoir des assemblées plus en phase avec les citoyens.

Jean-Luc Bennahmias – Sud-Est :  Il nous reste 3 jours pour convaincre, pour contribuer à façonner un monde politique plus réactif face aux impératifs fondamentaux, comprendre qu’il n’y a pas d’avenir à long terme en dehors du développement durable.

Marielle de Sarnez – Ile de France : S’abstenir c’est renoncer à peser, renoncer à dessiner le chemin pour sortir de la crise.

Nathalie Griesbeck, députée sortante, n°2 sur la liste de la Région Est, souligne le travail de fond et de synthèse produit au long des derniers mois pour la formulation des objectifs de notre représentation au parlement européen pour les 5 prochaines années. Elle rappelle que c’est une élection à un seul tour. (Ce matin quelqu’un lui a dit qu’il ne pourrait pas voter au premier tour mais que dans quinze jours ça ira. Non, ça n’ira pas !). Elle partage ses impressions et anecdotes sur ces semaines de campagne. Elle a eu l’impression que la mobilisation démocratique s’étiole dans notre pays, car une certaine méfiance se développe par rapport au discours officiel suite au constat répété qu’il n’y a pas de cohérence entre ce discours et les actes.

Par sa démarche et le travail de fond qui a été entrepris, par les contributions d’experts de tous horizons, le Modem sort de cette logique du décret, de l’arbitraire, du réactionnaire.

L’Europe est vitale pour nous (exemple des fonds communautaires distribués sans que les politiques nationaux ne l’ébruitent, ils préfèrent taper sur Bruxelles - commission bouc émissaire), et il est vital pour nous de peser sur l’Europe, puisque pour nos politiques ne peuvent être efficaces que si elles sont européennes. Il nous faut sortir des mensonges ou des demi-vérités qui ménagent les petits intérêts politiques, il nous faut redonner une impulsion à l’Europe qui défend les droits de l’homme, une Europe qui redevienne lumière.

A suivre :  compte-rendu des interventions de François Bayrou et Jean François Kahn.

Nicolas

03.06.2009

Monsieur Bayrou

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J’étais à Metz, ce samedi matin 9 mai, jour de la discrète fête de la malaimée Europe. J’étais là, pour la première fois à l’invitation d’un parti politique.

J’ai apprécié l’approche sérieuse du sujet abordé – les aspects juridiques de la construction européenne, et son influence sur le cadre légal national. J’ai apprécié les interventions fort intéressantes des invités compétents.

Cette démarche est tout à votre honneur, même si je crains qu’elle soit peu vendeuse. Invitation dans un amphi d’une fac de droit en province. Votre démarche est cohérente et justifiée, mais seulement pour les connaisseurs (Metz, ville de Schumann, anniversaire de sa déclaration fondatrice sur l’Europe, le 9 mai 1950…). Vous ne choisissez pas la facilité. Vous n’avez pas une approche grand public.

J’ai trouvé que cette convention thématique aurait mérité une audience beaucoup plus large, et une véritable couverture médiatique. Mais nos médias s’intéressent plus à ce qui fait scandale ou sensation, à ce qui est plus « sexy », qu’aux réflexions de fond.

Pendant la pause, j’ai pris cette photo, sur cette esplanade trop vide. J’ai apprécié votre attitude vraie, qui ne recherche pas l’adulation et le vedettariat, mais inspirée par l’honnêteté, la rectitude intellectuelle. Oui vous avez pris le temps de répondre, d’aller au fond des choses, vous avez respecté vos interlocuteurs.

Quel contraste avec l’attitude d’autres comme Rachida Dati, façade au sourire rayonnant... et jolis talons vite tournés, écran de fumée devant un vide sidérant.

Oui, comme l’expression du visage de votre auditrice en témoigne, votre message n’incite pas à la jubilation, mais à la réflexion, au sérieux, voire à la gravité. Car l’heure est grave.

L’heure est grave, car je crains que notre peuple de France ne soit pas encore mûr pour votre approche qui privilégie le fond, le contenu et la compétence plutôt que le vent des slogans, la superficialité et l’esbroufe. J’espère que je me trompe, j’espère que les sondages se trompent qui donnent encore l’UMP en tête. En 2012 peut être les français auront-ils enfin compris leur méprise.

Nicolas

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