06.06.2009

Dernier Meeting

Strasbourg-Schiltigheim, jeudi 4 Juin 2009

La plupart des têtes de liste du Modem au niveau national se retrouvent avec François Bayrou et les candidats de la Région Est.

Jean-Marie Beaupuy – Région Massif Central, Centre - souligne la présence et la compétence de tous les intervenants et experts rassemblés tout au long de la campagne du Modem, depuis plusieurs mois, au plus près de nos concitoyens de toutes les régions. Image de la présence et de la compétence nécessaires pour bien représenter les français au Parlement européen, résultats d’un volontarisme partagé et efficace, pas seulement pour faire des discours, mais pour élaborer ensemble un programme, pour agir en vue du changement auquel nous aspirons.

Robert Rochefort – Sud Ouest – fait la liste des nombreux abus de pouvoir et tromperies qui incitent les gens à l’abstention :

-        Message officiel selon laquelle la France « s’en tire mieux que les autres », alors que chez nous aussi la crise est bien réelle, et touche les plus faibles, et affaibli les autres.

-        Message officiel selon lequel la présidence française de l’Europe aurait été une « réussite » alors qu’aucun plan de relance européen n’a été mis en place.

-        Commande par l’Elysée d’un « Air Force One Bis » pour faire presque aussi bien que le président américain.

-        Attelage improbable, hétéroclite et purement de circonstance de Cohn-Bendit, José Bové, et Eva Joly. En fait sur le fond rien ne les rassemble.

Corine Lepage – Nord-Ouest – met en avant une région qui souffre, des hommes et des femmes qui souffrent : marins pêcheurs, agriculteurs, salariés de l’industrie, des hopitaux… Sa vision de la politique : mettre la barre haut, pour trouver des solutions, motivés par l’amour des autres. La crise financière, économique, sociale, écologique et morale que nous traversons exige que l’on retrouve la dignité et le sens du politique. Le Modem est le seul parti qui par sa composition, son fonctionnement, ses objectifs humanistes est à même de proposer une synthèse face aux défis écologiques, économiques et démocratiques qui sont devant nous. Après le 7 juin une nouvelle « campagne » commencera pour les députés européens du Modem : informer les citoyens sur le fonctionnement de nos institutions européennes encore trop méconnues, les impliquer dans l’élaboration et la mise en œuvre du modèle socio-économique européen qui est le leur, et contribuer à l’avènement d’une démocratie écologique au service du développement du territoire, par la décentralisation et la subsidiarité, une « écolonomie », car nous vivons dans un monde aux ressources finies. Nous avons urgemment besoin dans ces trois domaines – écologique, social, et économique – d’un plan communautaire qui ne soit pas l’adjonction de plans nationaux disparates. Où est le plan de relance européen qui nous permettra de faire jeu égal avec les plans américain, chinois, coréen ?

La crise a eu au moins un effet positif : elle nous impose de prendre en compte une donnée nouvelle que chacun s’efforçait d’ignorer : tout ne doit pas toujours tourner autour du fric par le fric et pour le fric. Cette révolution sera celle du 21ème siècle. Elle est la condition de la survie de l’humanité face au défi écologique et aux périls qui s’y rattachent : conflits pour les ressources les plus vitales, migrations à l’échelle de la planète car des territoires ne sont plus habitables. Ces défis nous imposent une logique de co-développement à l’échelle de la planète et de repenser la façon dont traite les migrants.

Nous devons retrouver l’esprit de la renaissance européenne qui n’était pas l’affaire d’une seule nation, nous devons retrouver l’esprit du siècle des lumières et redevenir cette Europe qui montre une voie nouvelle.

Yann Wehrling, n°3 sur la liste de la région Est, explique sa démarche de ralliement au Modem. Le « vert » doit faire partie de tous les programmes. Il faut en finir avec les clivages dépassés « gauche/droite/écolo ». En refusant de voter le programme sorti du « Grenelle de l’environnement » sous prétexte qu’il ne va pas assez loin, les verts sont restés dans leur logique politicienne à court terme et contre productive par rapport à leurs objectifs mêmes. Il faut adhérer aux pas qui vont dans le bon sens. Il faut renouer avec des visions d’avenir et tâcher de s’en approcher à chaque occasion. Pour cela il faut rendre le politique plus intelligent, avoir des assemblées plus en phase avec les citoyens.

Jean-Luc Bennahmias – Sud-Est :  Il nous reste 3 jours pour convaincre, pour contribuer à façonner un monde politique plus réactif face aux impératifs fondamentaux, comprendre qu’il n’y a pas d’avenir à long terme en dehors du développement durable.

Marielle de Sarnez – Ile de France : S’abstenir c’est renoncer à peser, renoncer à dessiner le chemin pour sortir de la crise.

Nathalie Griesbeck, députée sortante, n°2 sur la liste de la Région Est, souligne le travail de fond et de synthèse produit au long des derniers mois pour la formulation des objectifs de notre représentation au parlement européen pour les 5 prochaines années. Elle rappelle que c’est une élection à un seul tour. (Ce matin quelqu’un lui a dit qu’il ne pourrait pas voter au premier tour mais que dans quinze jours ça ira. Non, ça n’ira pas !). Elle partage ses impressions et anecdotes sur ces semaines de campagne. Elle a eu l’impression que la mobilisation démocratique s’étiole dans notre pays, car une certaine méfiance se développe par rapport au discours officiel suite au constat répété qu’il n’y a pas de cohérence entre ce discours et les actes.

Par sa démarche et le travail de fond qui a été entrepris, par les contributions d’experts de tous horizons, le Modem sort de cette logique du décret, de l’arbitraire, du réactionnaire.

L’Europe est vitale pour nous (exemple des fonds communautaires distribués sans que les politiques nationaux ne l’ébruitent, ils préfèrent taper sur Bruxelles - commission bouc émissaire), et il est vital pour nous de peser sur l’Europe, puisque pour nos politiques ne peuvent être efficaces que si elles sont européennes. Il nous faut sortir des mensonges ou des demi-vérités qui ménagent les petits intérêts politiques, il nous faut redonner une impulsion à l’Europe qui défend les droits de l’homme, une Europe qui redevienne lumière.

A suivre :  compte-rendu des interventions de François Bayrou et Jean François Kahn.

Nicolas

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